CHIHARU SHIOTA à la galerie Daniel Templon, Bruxelles


Chiharu Shiota prend possession de la galerie Daniel Templon, Bruxelles.

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© Chiharu Shiota. Courtesy galerie Daniel templon.

Chiharu Shiota y a “installé” ses fameuses toiles arachnéennes qui selon leur couleur symbolisent l’extérieur ou l’intérieur, l’infini de l’univers (noir) ou le réseau organique (rouge) du corps humain.

Ici Chiharu Shiota a disposé des lits d’hôpitaux enserrés dans la trame noire de fils innombrables. On nait et meurt, dit Chiharu Shiota, dans des lits d’hôpitaux. Comme à chacune de ses installations l’univers mais aussi l’intersubjectivité, la mémoire prennent corps sous la forme de rhizomes paradoxaux, dans la mesure où ils relient tout en signifiant aussi l’isolement et la perte.

Pour cette installation Chiharu Shiota a invité des gens à occuper ces lits et à y dormir. Le creux de la mémoire se remplit donc d’êtres en chair et en os qui laisseront leurs traces dans le flux de l’univers mémoriel et le vide de l’espace.

Il y aussi de petites pièces semblables à des sculptures géométriques qui sont comme autant de réductions de l’univers spatio-temporel en des formules qui pourraient être une mathématique du devenir et de l’intersubjectivité. A voir à la galerie Daniel Templon, Bruxelles.


CHIHARU SHIOTA | Sleeping is like death

Galerie Daniel Templon, Bruxelles.

Du 14 janvier au 20 février, 2016.


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Thierry Grizard | Artefields.

Webmaster et auteur.

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