Corps abstrait et le « Dividu »

Antony Gormley a développé dans sa statuaire l’idée de corps abstrait, le corps comme un point d’inter-action avec les multiples niveaux du monde physique. On rejoint le concept de « dividu » ébauché par Gilles Deleuze et développé par Keiichiro Hirano.

Le « dividu » est pour faire très court l’après de l’individu tel qu’il a été lentement élaboré depuis l’humanisme de la renaissance. L’homme de l’humanisme est le sujet pensant, l’unité rationnelle, l’individu dans un espace physique qui ne se présente plus tel un cosmos englobant mais comme un objet quantifiable et contrôlable par la raison, les nombres, la mécanique.

A l’opposé le « dividu » est plural et rhyzomatique. Un certain nombre artiste tente directement ou indirectement, consciemment ou pas complètement de répondre à cette nouvelle vision du sujet éclaté.

Antony Gormley est un des meilleurs représentants de cette tendance.


Antony Gormley

© Antony Gormley


antony gormley, sculpture, second-body, thaddaeus-ropac

© Antony Gormley. « Second Body », gal. Ropac.


antony gormley, thaddaeus-ropac, galerie, art, scumpture, paris, solo-show

Antony Gormley


antony gormley, thaddaeus-ropac, galerie, art, scumpture, paris, solo-show

© Antony Gormley. « Second Body », gal. Ropac.


Articles similaires:

Thierry Grizard | Artefields.

Thierry Grizard | Artefields.

Webmaster et auteur.

Artefields, couvre à travers un fil d’actualité fourni et quotidien l’ensemble des expositions à Paris, en France et pays francophones, mais aussi les grands évènements internationaux. Les champs d’intérêts sont essentiellement les arts plastiques, en allant de la peinture aux installations en passant par la sculpture. Nous nous efforçons également de découvrir ou soutenir d’un point de vue rédactionnel de nouveaux talents. Les articles de fond, ou analyses tentent de prendre un peu de distance relativement à l’actualité artistique afin de mieux éclairer cette dernière. De nombreuses galeries d’images sont à la disposition du lecteur qui pourra se faire une première idée du travail des artistes concernés. La ligne éditoriale ne se veut néanmoins pas exhaustive et revendique une part inévitable de subjectivité.