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Damien Cabanes, galerie Eric Dupont

Damien Cabanes expose à la galerie Eric Dupont. Cabanes peint à grand coup de brosse ce qui se présente à lui par accident, il peint des singularités.
Damien Cabanes, galerie Eric Dupont

De l’esquisse comme tableau

Damien Cabanes (1959/…, né en France) peint à grand coup de brosse ce qui se présente à lui par accident ou lors de séances de pose.
C’est toujours schématique, voire structurel, mais pas de volonté de reproduire la perception à la manière cubiste, ni de traduire la nature dans ses volumes à la Cézanne. Evidemment on y pense en voyant son travail, pourtant il y autre chose.
On pourrait aussi évoquer Nicolas de Staël pour les grands gestes brutaux et dynamiques. Mais cette filiation, probablement pas totalement absente, ne permet pas de décrire efficacement le travail de Damien Cabanes.


Damien Cabanes

Le travail de Damien Cabanes n’est pas non plus narratif, c’est plutôt anecdotique. Les toiles de l’artiste sont en quelque sorte des notations qui par élimination des détails, de l’individualité et même dans bien des cas du fond tentent de saisir une singularité.
Finalement, en observant bien, on pense aux encres chinoises de Zhu Da
et autres. Cette piste parait la bonne. Ces tableaux sont des haeccéités visuelles pour ne pas dire des Haïkus. On y trouve la même absence de fond que dans la calligraphie chinoise ou plutôt sa grande présence en tant qu’évidement et la même sobriété de geste dans la manière.

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