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Giulia Andreani, mythes collectifs et histoire

Giulia Andreani peint comme si elle exhumait de l'Histoire la petite histoire des fictions/mythes politiques et totalitaires qu'elle déstructure avec ironie
Giulia Andreani, mythes collectifs et histoire

Giulia Andreani, grande et petite histoire

Travail d’archiviste !

Giulia Andreani, une jeune artiste prometteuse qui travaille à partir de documents photographiques d’archive. Une filiation évidente avec la photographie objective issue de l’Académie des Beaux Arts de Düsseldorf, entre autres : Thomas Demand, mais aussi Thomas Ruff, Thomas Struth, voire Gerhard Richter dans ses séries sur Ulrike Meinhof ou son fameux Atlas. Bien d’autres rapprochements pourraient être faits, mais c’est toujours un peu vain et ne retire rien à l’originalité de cette artiste, qui dans son approche picturalement décalée donne une touche de dérision réjouissante à la représentation des grandes icônes ou mythes populaires de l’histoire, la grande ou la petite.

Gris de Payne.

Cet aspect délavé, obtenu par l’usage intensif du gris bleuté et chaud de Payne, souligne le travail du temps et la distance nécessaire à la relecture de l’histoire. Par ailleurs, les visages ou corps effacés et fantomatiques, mettent en évidence la part vaine et périlleuse pour les peuples des grands récits politico-historiques. Quant aux sourires figés, parfois de pure façade, ils octroient à ces représentations une banalité souvent inquiétantes et pleine d’ironie cruelle.

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