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Stéphane Lavoué histoires de portraits et de paysages

Stéphane Lavoué est un photographe qui a évolué du photojournalisme aux portraits de commande pour parvenir à une photographie narrative assumant sa subjectivité sans renoncer pourtant à documenter mais de manière engagée.
Stéphane Lavoué histoires de portraits et de paysages

De l'Amazonie au territoire en passant par le portrait

Stéphane Lavoué (né en 1976, à Mulhouse, France) est un photographe portraitiste au parcours assez singulier. En effet, ingénieur de formation, il décide, après avoir exercé dans le négoce de bois en Amazonie et au Brésil, ce qui ne lui donnait pas pleinement satisfaction, de tout abandonner pour se dédier à la photographie. Au Brésil, il découvre fortuitement le travail de Sebastião Salgado sur des posters collés aux murs des favelas de Belém. Il décide alors de se consacrer à ce qu'il aime vraiment, la photographie. Muni d'un Leica M6 dès ses premiers émoluments engrangés pour se désennuyer, il capture son environnement d'alors dont il mesure la fragilité et la mise péril. En 2001, Stéphane Lavoué doit revenir en France pour des raisons familiales, il quitte, dans le même temps, son emploi d'ingénieur et suit une formation au Centre Iris pour la photographie de Mulhouse. Il travaille rapidement dans le domaine du reportage, notamment pour Libération.

Quelques temps plus tard, lassé de la photographie de reportage, dont on ne retient qu'une image d'une série plus complète, où l'on est soumis à l'aléatoire, ainsi que des temps morts innombrables, il parvient à convaincre Libération de faire quelques portraits, pour finalement ne faire plus exclusivement que cela. Ce qui aboutira à une collaboration de dix années consacrées aux portraits de la dernière page du journal Libération mais aussi à des commandes pour bien d'autres magazines tels que Le Monde, Les Inrocks, etc.

Après plusieurs décennies, Stéphane Lavoué non seulement quitte la vie parisienne pour s'installer à Kérity, en Côtes-d'Armor, avec sa femme, mais se concentre sur des recherches plus personnelles où le contexte social et le territoire deviennent prégnants mais, afin de mieux brouiller les pistes, insérés dans une trame narrative suggérée par l'histoire et le milieu, son empreinte sur le photographe.

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